Accueil Parlons entreprise Que comprend le prix d’un contrôle d’engin de levage ?

Que comprend le prix d’un contrôle d’engin de levage ?

Toute entreprise utilisant dans son travail des engins de levage ou des chantiers est dans l’obligation d’effectuer des vérifications générales périodiques (VGP) pour tous les engins et accessoires de levage utilisés. Celles-ci servent à prévenir d’éventuels accidents futurs et sont effectuées par des sociétés spécialisées dans le domaine. Le prix de cette vérification peut avoir l’air un peu élevé, mais alors que comprend le prix d’une VGP ?

Quel prix pour une VGP ?

Chaque entreprise souhaitant effectuer une vérification générale périodique pour ses engins de levage peut contacter une entreprise spécialisée pour avoir un devis avant de procéder à la prestation. Le prix du contrôle d’engins de levage est un prix appliqué en Hors Taxes (HT). La TVA sera ajoutée par la suite selon le taux en vigueur de la journée. Le prix est défini globalement selon :

  • le temps nécessaire à la vérification ;
  • les points de contrôle (selon la réglementation) ;
  • le type de l’engin de levage : hayon, grue, etc. ;
  • le coût de déplacement du professionnel.

Les prestations comprises dans le prix d’une VGP

Le contrôle d’engins de levage se fait sur la base d’un nombre d’examens, de vérifications et d’investigations réalisées par le vérificateur. Donc, le professionnel vous offre un nombre de prestations conformes à la loi en vigueur, et selon lesquelles le prix de cette vérification sera calculé.

prestations comprises dans le prix d’une VGPVoici les prestations offertes ;

  • un examen visuel : il concerne l’état apparent de la conservation de l’engin et de l’état de ses matériaux ;
  • un examen de maintien : il concerne l’état de conformité limité pour des raisons sécuritaires, cet état est fixé au départ par le cahier professionnel de l’engin de levage ;
  • un examen de fonctionnement : il s’agit d’une vérification du bon fonctionnement des différents outils de l’engin de levage et de son efficacité ;
  • un examen de sécurité : il s’agit de la vérification de son dispositif de sécurité, voire la limitation de vitesse, les freins, etc.

À la fin de chaque vérification, plusieurs rapports sont rédigés par le vérificateur sur la base des prestations citées plus haut, tout en faisant une comparaison avec le dernier rapport en vigueur. Les trois rapports principaux sont :

  • un rapport de vérification délimitant l’étendu de la prestation ;
  • un rapport de vérification précisant le résultat des vérifications effectuées, ainsi que celles qui n’ont pas pu être effectuées ;
  • un rapport d’intervention : en cas d’endommagement ou d’un problème quelconque pouvant mener à divers accidents.

Notez que cette vérification se fait périodiquement, chaque 12 mois pour les vérifications générales (VGP), et chaque 6 mois pour les engins de levage en déplacement fréquent comme les grues par exemple.

Les formations VGP

Les vérifications générales périodiques, encore appelées VGP peuvent être réalisées de plusieurs façons. Soit l’entreprise externalise les vérifications périodiques en fonction de ses besoins, soit elle envoie son personnel en formation auprès d’une société disposant des agréments nécessaires pour les former et pouvoir attester de leur formation. S’il est exact que l’externalisation peut s’avérer pratique, il est cependant souhaitable de faire former un ou plusieurs de ses propres salariés et ceci pour deux raisons majeures. Tout d’abord, ces formations peuvent être prises en charge par les différents fonds de formation, ensuite, le fait d’avoir du personnel formé va réduire le coût de ces opérations, puisque le personnel va pouvoir anticiper des situations à risque et ainsi être en mesure d’éviter les accidents. D’autre part, un personnel formé va être en mesure de prévoir les contrôles et vérifications et de les articuler avec les opérations de maintenance habituelles.

Qu’est ce que la vérification périodique des engins de levage

Les vérifications périodiques des engins de levage sont obligatoires. Ce sont les arrêtés des 1er, 2 et 3 mars 2004 qui ont mis en place l’obligation de vérification des engins de levage telle qu’elle existe aujourd’hui.

vérification périodique des engins de levage

Les deux premiers textes sont applicables respectivement à la vérification des appareils de levage et au carnet de maintenance y afférent. Le dernier arrêté ministériel concerne l’examen approfondi des grues à tour. Ces différents textes, combinés à l’article R 4323-23 du code du travail posent les bases de la vérification périodique des engins de levage. Par ailleurs, l’article 4121-1 du Code du travail qui lui est relatif à l’obligation générale de sécurité de l’employeur, complète ces prescriptions. De plus, dès lors que l’employeur est tenu d’une obligation de résultat de sécurité au travail, ces éléments ne sauraient être négligés.

En effet, les conséquences d’un accident peuvent être catastrophiques tant du point de vue humain que du point de vue financier. Et tant la victime que l’entreprise peuvent être totalement dévastés. En fait l’objectif des vérifications périodiques des engins de levage est d’optimiser la sécurité des personnes appelées à manipuler ou à travailler sur ces engins. Mais aussi à tout simplement sécuriser la circulation à proximité de ces machines. Il faut savoir que ces règles sont applicables aux fabricants mais aussi aux distributeurs et aux utilisateurs de ces engins. Enfin, il faut savoir qu’il faut mettre en place un processus de vérification des machines de levage en tenant compte de la périodicité des vérifications obligatoires. Selon les engins concernés, cette périodicité va de 3 à 12 mois en passant par des intervalles de 6 mois pour certaines machines.

La périodicité des VGP sur les engins de levage et les vérifications à faire

engins de levageIl existe trois types de périodicités prévues par la loi. La première est de 3 mois et concerne tous les appareils à usage de levage mus par la force humaine et utilisés sur un poste de travail. Les grues auxiliaires de chargement sur véhicule, les grues automotrices tant qu’il n’y a pas de montage ou de démontage trop importants, les chariots élévateurs, les plates-formes élévatrices mobiles de personnes, les monte meubles ou encore les tracteurs poseurs de canalisations eux, sont à vérifier tous les 6 mois.

La périodicité de vérification des appareils autres est soumise à une périodicité de 12 mois. Concernant la consistance des vérifications à faire, la loi prévoit les étapes à respecter lors de toute intervention. Il s’agit en premier lieu d’une vérification visuelle de l’état de l’engin. Cet examen sera bien entendu complété par divers essais. Ces opérations peuvent bien entendu être articulées avec celles régulièrement effectuées l’entreprise dans le cadre de son programme habituel de maintenance. Cependant, selon les obligations prescrites par la loi, ces VGP doivent être consignées dans un carnet de maintenance qui lui doit pouvoir être présenté à toute réquisition